La procrastination : Mon ennemi mortel

Quand je regarde mes deux articles esseulés publiés sur le blog en un mois, je désespère.

Mais je me soigne.
Je connais bien ce phénomène. Je lutte.

Je suis en plein combat avec mes tendances à la procrastination.
Mais Kesseucé ? La procrastination, c’est la tendance pathologique à tout remettre au lendemain. C’est la raison pour laquelle je publie si peu alors que j’ai plus d’une quarantaine d’articles et de sujets à traiter. La plupart sont amorcés et (toujours) pas finis. C’est aussi la raison pour laquelle J’ai parlé d’ouvrir un blog sans jamais le faire… pendant 18 mois.

Mes amis, qu’ils soient auteurs professionnels, scénaristes, traducteurs ou directrice de collection sont unanimes sur la question : écrire, c’est décider d’aller au bout du texte, même si c’est mauvais au départ. Au moins, après, on a matière à RE-travailler. Le tout c’est de s’y mettre. Et là, une avalanche de questions stériles affluent à mon cerveau :

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Le penseur sur la Porte de l’enfer (Musée Rodin)

  • « S’y mettre » C’est simple, normalement. Alors pourquoi est-ce si difficile pour moi ?
  • Finalement, toujours remettre au lendemain ne serait-il pas une manifestation de mon perfectionnisme ?
  • Ce perfectionnisme ne cacherait-il pas un orgueil mal placé ?
  • Je ne publie rien parce que je ne suis jamais satisfaite ou parce que je rechigne à être jugée par mes lecteurs-pairs ?
  • Suis-je snob imbue de ma personne au point de refuser (même inconsciemment) de donner à voir ce que j’écris ?
  • Est ce que je me complais dans le fantasme de l’artiste incomprise-donc-obscure-donc-maudite-donc-géniale ?
  • Ou bien alors, suis-je convaincue de mon amateurisme ? Ai-je si peur de la confrontation au réel?

Aucune de ces interrogations n’est pertinente. Non, vraiment, ça ne colle pas.

Ce qui est étonnant c’est que je suis plutôt une grande bosseuse.  De plus, me poser toutes ces questions ne fera pas avancer le dossier (j’ai failli écrire Scmilblik et je me suis trouvée… vieille). Donc je subis et je fais des listes de choses à faire. Des milliers de listes ! je suis la championne de la « To Do ». Je me suis même mise au Bullet Journal (merveilleuse invention pour les maniaques comme moi ! J’en parlerai aussi bientôt).
Je n’ai CERTES pas avancé d’un pouce MAIS j’ai sous les yeux un inventaire complet de tout ce que j’ai foiré. Aaaah, comme c’est merveilleux!
Et tu sais quoi ? eh bien ça m’a demandé une ÉNERGIE DE DINGUE. Après des journées comme ça, je suis rincée et le monde entier n’en saura jamais rien (soupirs).

 

Et puis, un jour que je gaspillais une nouvelle journée sur Youtube/Google/Wikipedia, je suis tombée sur une vidéo magique intitulée « Dans la tête d’un maître de la procrastination », un discours du blogueur américain Tim Urban lors d’un TeD Talk  de 2016.

(Pour info, les Ted Talks, c’est fantastique ! oui tu vas glander sur youtube, mais glander U-T-I-L-E)

Bam. 10 millions de vues.

Je me suis immédiatement reconnue parce que je vis tous les jours avec le procédé cérébral que décrit Tim Urban. Il m’a aussi décomplexée de cette affliction. Je te laisse découvrir pourquoi plus bas :

alors, OUI, c’est une vidéo de 14 minutes.

MAIS :

  • C’est brillant, visuel, plein d’humour et profond.
  • Si tu lis mon article, c’est que tu ne travailles pas. Je te propose donc de glander malin.
  • Je crois que cela nous concerne tous au final (sauf que moi je suis en Champion’s league).
  • Si tu es nul en anglais, tu peux afficher les sous-titres en français (pour cela clique sur réglages, puis sélectionne les sous titres et choisis le français).

Je te laisse donc méditer sur la question, pendant que je termine ce que j’ai commencé à écrire.

Enfin, pas tout de suite.

Demain.
Enfin, peut-être.

 

(cet article a été écrit sans être relu plus de deux fois. C’était ça où il ne sortait jamais. Merci de ton indulgence)