Bibliothérapie de groupe

Je suis une dévoreuse de romans.
Pas la plus grande.
J’en lis une vingtaine par an en moyenne, mais avec un plaisir immense.

J’ai toujours adoré les histoires et la fiction. Aussi loin que remonte ma mémoire, les livres, les dessins animés, les films, les bandes dessinées et même les histoires musicales ont toujours fait mon bonheur. Les bouquins de société et de politique me procurent la désagréable sensation d’être en train de faire mes devoirs. Quant aux essais et aux biographies, c’est mon meilleur somnifère.

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Cependant, à un moment donné, au coeur de mes années d’angoisses, j’ai bien été forcée de me tourner vers la seule thérapie que je connaissais : la lecture. Comme souvent j’ai parlé avec mon entourage et chacun y a été de son petit conseil de livres-miracles. Mue par mon syndrome de bonne élève, j’ai tout acheté et tout pris. Tout embrassé.

 

 

La mange-pages frénétique

 

J’ai lu beaucoup self-help books au cours de ces dix dernières années.

Quand j’ai dressé le bilan et repensé à ceux qui m’avaient actuellement servis ou marquée, la liste des ouvrages s’est considérablement réduite et pourtant, il y en avait encore une bonne quinzaine. D’où mon idée d’article « introductif » que tu parcoures à cet instant.

Il existe plusieurs types de lectures utiles aux flippé(e)s du cerveau :

  • Les livres pour mieux se connaitre,
  • Les livres de conseils,
  • Les fictions à message,
  • Les ouvrages purement thérapeutiques.

 

Je vais te parler de chacun d’entre eux, ne t’inquiète pas.
Comme ça tu sauras quoi (t’) offrir à Nœyël.

 

On y va par étape, copain. D’accord ?

 

Je me suis rendue compte que le moment de leur lecture a son importance. On ne reçoit pas les informations de la même façon selon notre état d’esprit et notre évolution du moment.

Je considère qu’à chaque stade de vie ses lectures self-help.

Aller directement aux livres de développement personnel quand on est au bout du rouleau me semble assez peu efficace voire dangereux. Ce serait comme faire un massage Ayurveda à quelqu’un qui aurait un lumbago/ une hernie discale, tu vois ?

 

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Un, deux, trois … Pretty Mama

 

Pour ce qui me concerne, les premiers ouvrages que j’ai consultés étaient essentiellement consacrés à l’identification et la gestion  de mon malêtre de l’époque. J’avais besoin de comprendre et nommer ce qui m’arrivait. Savoir reconnaître les manifestations de mes angoisses pour pouvoir agir dessus.

Quand j’ai à peu près compris le pourquoi du comment, j’ai eu envie de d’aller effectivement mieux et me suis tournée vers des ouvrages d’amélioration de mon quotidien.

Et seulement après ces deux étapes cruciales (identification, amélioration), à travers une longue période d’avancée vers la sérénité – qui ne s’est pas faite sans quelques rechutes notables – , j’ai eu la chance d’identifier une vraie passion personnelle : l’écriture créative. C’est donc tout simplement la troisième vague de bouquins de développement sur lesquels je me suis jetée.

 

Je vous prépare donc une série de trois articles de chroniques de livres- clefs pour moi. Je vais distinguer les essais de psychologie, les fictions à déclic, et les livres de comportement.

Si tu n’aimes pas lire les argumentaires et la documentation, lis les fictions ou les contes. Si la fiction te barbe, lis les essais. Enfin, si tu es un pragmatique, passe directement aux livres d’exercices comportementaux.

Stay tuned, ça arrive.