BIBLIOTHÉRAPIE 2 : Les fictions symboliques

En matière de bibliothérapie, il se peut que les essais de psychologie t’angoissent ou t’endorment. Si tu préfères bouquiner des histoires plutôt que des théories, cet article est pour toi !

Parce que maintenant on va dire « il était une fois ». Peut-être trouveras-tu plus de réponses dans des histoires à symboles, comme quand tu étais petit(e).

Pourquoi le fictif est-il parfois mieux que le réel ?

Souvent, lire, entendre ou voir une fiction est le meilleur vecteur de Catharsis possible.

Catharsis, Kesseucé ?? C’est un rapport à l’égard de nos passions et nos émotions, un moyen de les convertir en les sortant de soi : traiter le mal par le mal.

Concrètement, c’est le fait d’éprouver nos difficultés émotionnelles et relationnelles en les projetant sur des héros fictifs (je simplifie, hein, mais c’est l’essentiel). Pourquoi s’attache-t-on à un héros ? Souvent parce qu’il galère grave et que nous, on connait ça… N’est-ce pas ?

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Clint Eastwood disait un truc du genre :

Comment je fais pour qu’on s’attache à mon héros ? C’est simple, Dès le début du film, je bute sa femme.

Voilà, voilà…

umberto-eco--644x362Umberto Eco, lui,  affirmait que

Celui qui ne lisait pas ne vivait qu’une seule vie et, qu’au contraire, celui qui avait beaucoup lu en avait vécu au moins 5000…

Et cela s’applique bien sûr aux cinéphiles et aux dévoreurs de séries !

 

J’ai sélectionné deux ouvrages : le premier pour pouvoir en discuter avec le million d’autres  lecteurs que ce roman a rencontré (et je ne parle malheureusement ni de l’alchimiste de Paolo Cohelo ni du Petit Prince de Saint Exupéry qui sont de merveilleux représentants des fictoins symboliques) et l’autre qui te fera briller en société car il est pratiquement aussi philosophique que Peter Pan de J. M. Barrie ou les deux tomes d’ Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll.
Enfin, en Bonus, je vais te proposer un ouvrage à la frontière entre théorie et l’art de raconter des histoires par l’image…

 

Le bouquin Mainstream

« L’homme qui voulait être heureux » de Laurent Gounelle

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Parlons un peu de Laurent Gounelle. Il fait un peu office de Marc Levy du développement personnel et j’avoue ne pas franchement apprécier ses autres livres.

Mais l’homme qui voulait être heureux, oui. Dix fois oui.
Peut être parce que c’est son premier roman.

Aujourd’hui Laurent Gounelle est outrageusement vénéré pour avoir vulgarisé des enseignements de médecine et de philosophie orientale auprès des petits occidentaux capitalistes et cruels que nous sommes.

L’histoire : c’est l’histoire d’un prof d’une trentaine d’année en vacances à Bali qui, l’avant veille de son retour vers la France, va consulter un médecin-guérisseur-sage balinais. Diagnostic : il est en parfaite santé mais il est malheureux.
S’en suit une série de leçons plus édifiantes les unes que les autres.

Mon avis : Alors, ça ne casse pas trois pattes à un canard MAIS ça a le mérite d’être divertissant, facile à lire pratiquement d’une traite. On se situe dans la catégorie B.A. Ba du développement personnel. C’est une première marche facile à gravir.
Pour celles et ceux qui détestent lire… je vous invite à vous le procurer en version audio, à passer dans la bagnole en allant au travail ou dans vos écouteurs lors de vos transports en commun. C’est un très bon premier pas (et se faire raconter une histoire c’est très agréablement régressif)

 

Le conte initiatique 

« Le Chevalier à l’armure rouillé » de Robert Fisher

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L’histoire : II y a fort longtemps, un vaillant chevalier combattait les méchants, tuait des dragons et sauvait les demoiselles en détresse. II se croyait bon, gentil et plein d’amour. II était très fier de sa magnifique armure qui brillait de mille feux, et ne la quittait jamais, même pour dormir. Seulement, un beau jour, en voulant l’enlever, il se retrouva coincé…S’en suit alors une quête de notre héros pour sortir de son armure.

Mon avis : Une pépite !
Le chevalier à l’armure rouillée est un véritable conte philosophique qui utilise un vocabulaire ultra simple mais qui manipule des concepts assez poussés. Ce texte donne de grandes leçons sur la connaissance de soi et peut même être lu à des gosses.
C’est incroyablement drôle, intelligent et envoutant. Si comme moi, tu aimes qu’on te raconte des histoires, tu vas t’en souvenir longtemps. Bref, c’est génial.

Pour info, Robert Fisher était l’un des meilleurs scénaristes de comédie dans le monde du cinéma, du théâtre et de la télévision. Il a travaillé pour Groucho Marx, Lucille Ball ou Bob Hope. Pas mal, n’est-ce pas ?

 

 

En bonus : l’histoire par l’image

« Méditer, jour après jour » de Christophe André

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Alors oui, c’est pas de la fiction MAIS Je ne pouvais pas ne pas parler de cet ouvrage de Christophe André. Il a écrit de nombreux ouvrages assez géniaux et complets de psychologie,  mais « Méditer jour après jour » m’a permis de me familiariser avec la pratique de pleine conscience. De (re)découvrir la puissance de la peinture aussi…

C’est un livre extrêmement bien fait avec des méditations audio guidées (que j’ai d’ailleurs dans mon smartphone et que j’écoute régulièrement). Il est découpé en 25 chapitres thématiques qui s’ouvrent systématiquement sur un tableau à regarder  et à interpreter. Je recommande l’achat de la version grand format et pas le poche, les peintures sont plus facile à détailler comme cela! sinon, il y a aussi la version audiolib disponible.

Tu veux méditer sans passer par la case mantra et yoga ? C’est CE bouquin qu’il te faut. Pas un autre (et il y en a des milliers)

 

Bonne lecture  !
Prochain article : les livres d’amélioration du quotidien (quand on commence à aller mieux).
Stay tuned !

 

 

 

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