Les 5 petites choses que j’adore détester

Salut copain, Salut copine,

Je ne sais pas toi, mais j’ai toujours beaucoup de mal à garder la pêche en Février. Pareil pour le mois de Novembre d’ailleurs. Je suis abattue par les journées courtes et froides de l’hiver, alors qu’il n’y a plus de décorations de noël dans la rue.

Février, mon petit boulet, Je ne t’aime pas. Voilà, c’est dit.

Il y a quelques temps, j’ai trouvé une astuce pour remédier à ma petite déprime saisonnière : Je pratique l’art de la pensée franchement négative.
Je me laisse pleinement aller à la détestation active au mois de février.

Et ouais.
Il n’est pas nécessaire d’être happy shiny smily tout le temps.
Même si je médite et pratique les affirmatons positives quotidiennement, c’est quand même bien agréable de s’énerver et de dire des horreurs sans retenue aucune.
Ça défoule aussi.

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La règle de Trois

Concrètement, je procède en trois étapes distinctes :

  1. je dresse la liste de cinq petites choses qui m’exaspèrent bêtement
  2. je décide de les haïr avec une férocité assumée et fomente des tortures/sanctions/Insultes aussi abominables qu’injustes.
  3. Je pousse la détestation jusqu’à l’absurde, histoire de te coller un sourire aux lèvres.

Embrasser ma méchanceté, c’est aussi accepter ma condition d’être humain.

Personne n’est complètement amour, ni pleinement apaisé ou serein !
Il faut parfois laisser s’exprimer la frustration, le mécontentement, histoire qu’ils ne nous collent pas à la peau. Tu es prêt, copain ? C’est parti !

En exclusivité mondiale, voici ma liste à la sauce psychopathe sur lit de mauvaise foi :

 

#1 Dancing shoes

Situation Initiale : La soquette qui se barre dans ma chaussure
Cette mini chaussette sans tige qui ne reste jamais en place et vient – la traitesse – se recroqueviller sous mon talon nu, maintenant irrité par l’arrière de ma basket.  Ladite soquette semble aussi avoir le même engouement pour la fuite spatiotemporelle dès qu’il s’agit de se faire laver à la machine… systématiquement amputée de sa jumelle après chaque lessive.
Ou la version hivernale de la soquette : Le collant qui glisse sur mes hanches et descend irrémédiablement entre mes jambes au point d’avoir l’impression de m’être fait dessus.

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Détestation active : Ça n’est pas grand chose, je le sais, mais c’est plus fort que moi : Ça me donne des envies de décapitation d’autrui avec une hache émoussée. Mais genre à l’aveugle, extermination du premier venu. Pas de quartier.
Il/elle ne le sait pas; mais j’ai envie de lui crever les yeux juste parce qu’il/elle se trouve sur ma route. M’en fous, fallait pas passer par là.

Insulte adequate : Sa mère ! / Sa race ! (à dire en se tortillant pour recupérer le tissu dans la chaussure SANS retirer la chaussure)


#2 Stranger in the night

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Situation Initiale Le mec adossé de tout son long sur la barre du métro à l’heure de pointe. Ou sa version assise : Jean-Michel Paquito qui se sent obligé de s’asseoir les jambes bien écartées, tellement il pense en avoir un(e) gros(se).

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Détestation active : Non mon bon monsieur,  le nombre de gens qui n’osent rien te dire et qui se tiennent du bout des doigts ou de la fesse pour ne pas te déranger, ne me dis pas que tu ne les as pas remarqués ou je t’éventre en public ! Mieux, je crois que j’aimerai encore plus te forcer à lècher le sol de la rame sous les applaudissements des autres usagers.

Insulte adéquate : Casse toi, imbécile ! La station « rue des boulets » est pour toi… Dégage

NB: Je t’invite à suivre sur instagram l’excellent compte lesgensdanslemetro_ qui rassemble de façon collaborative les perles qu’on voit dans le métro parisien … Une petite pépite !


#3 The Mask

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Situation Initiale : Le conducteur serial klaxonneur qui s’excite sous mes fenêtres. Cette douce musique à mon oreille !  Ce son strident qui n’annonce absolument AUCUN DANGER (utilité initale du pouèt-pouèt… rappelons-le) me fout en rogne, tu peux pas savoir… Cette agression sonore quotidienne n’a pour unique but que de partager aux autres  la rage et l’impatience qui n’animent que son emetteur.
Oui, il y a une livraison / le feu est passé au vert / un taxi se fait payer devant toi… Tu peux pas patienter une demi minute, tête que t’y as !? (oui, je suis née dans le Sud)

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Détestation active : A celui qui pense déverrouiller un bouchon routier par le seul pouvoir du perçage des tympans d’autrui, je lui propose d’aller se faire tâter le fondement avec du verre pilé issu de bouteilles usagées de Tabasco.

Insulte adéquate : Rien. Agression et torture perpétrées en silence… Juste pour le plaisir de lui apprendre à retenir ses émotions… à cet abruti.


#4 La Castafiore

Situation Initiale : La dame qui hurle sa conversation téléphonique dans le bus. C’est bien simple, soit elle est elle même dure de la feuille (et je lui pardonne un peu), soit elle adore être au centre de l’attention (et je la hais pour de bon). Elle nous fait certes profiter de ses problèmes existentiels mais on se contrefout qu’oncle Maurice ait refait une crise d’arthrose cette semaine. Je n’arrive plus à me concentrer à part sur elle, et je crois profondément que c’est ce qu’elle cherche. Et bien, tu m’as trouvée, ma bonne Madame…

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Détestation active :  Je propose ici une asphyxie mortelle par ingestion d’iphone, dans un Ohmmm général de contentement silencieux. Et si ca ne suffit pas, je m’en irais lui perforer le fronton avec un coton tige sale puis l’envoyer au premier rang d’un concert de Ramstein… Oh yes !

Insulte adéquate : il n’y en a q’une … et toi aussi tu la connais : FERME LA MORUE !


#5 You are so Beautiful

Situation InitialeLa goutte au nez qui perle en pleine rue, sans mouchoir et sans manche non plus (ne mens pas, tu l’as déjà fait toi aussi, cette technique de survie sociale… c’est ça ou le doigt !). C’est un cas particulièrement délicat car à ce moment là, c’est à moi que j’en veux à mort. Mon manque d’anticipation et ma posture de victime crado me font perdre mon sang froid en un quart de seconde.

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Détestation active : Je ne suis pas suicidaire et je n’ai pas envie de souffrir non plus. La sanction est d’ores et déja dans la situation donc… je m’insulte direct, soyons efficace.

Insulte adéquate : Y a pas à dire, Anna, t’as la classe à Dallas. Une vraie lady. Maintenant, lâche une caisse et tu feras mot compte double… Ma pauvre fille !


 

Ben tu vois, ça va un peu mieux, moi.  Je me sens raccord avec mon côté dark … Ce soir, je m’endormirai en vous maudissant tous… Mais promis, demain je serai de nouveau gentille !
Tchuss.

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