Changer d’état d’esprit facilement en 3 actions simples

J’ai lu tellement de livres, d’article et d’enquêtes, sur le développement personnel qu’à un moment je n’ai plu su par où commencer.
Syndrôme de bonne élève oblige, j’ai poussé mes recherches le plus loin possible. A la fin, c’était devenu trop ésotérique pour moi.

« Connectes toi à l’univers ! » 
« Fais appel à ta déesse intérieure ! »
« Embrasse le moment présent ».

Euh, ouais, mais ça ne me dit pas comment arrêter d’avoir mal au ventre, cette affaire. (Le premier qui répond « va aux toilettes », je lui propose d’aller reprendre un bol de gravier avant de reprendre sa lecture)

T’es gentille, tu te calmes, Anna.
Et on va reprendre contact avec le sol. Merci bien.
Namaste dans ta face.

Même si intellectuellement j’étais parfaitement renseignée, ça ne m’avançait pas plus que ça. Et puis en me lançant dans la thérapie comportementale, j’ai constaté que quelques petits trucs tous bêtes à faire, sans réfléchir, m’avaient réellement aidée à changer d’état d’esprit. Cent fois plus que mes lectures complexes et ma recherche de sens effrénée.

Ça n’a l’air de rien mais promis, si tu t’y mets ce week-end, tu vas voir la différence TOUT DE SUITE. Oui, oui. Comme je suis sympa, je vais pas te charger la mule, je te propose 3 actions simples à mener dans les prochaines 48 heures.

Matériel nécessaire : 40€ grand max, un bloc note, un stylo, et basta. (et oui, ça coute moins cher qu’une séance de psy)

 

ACTION #1 Gare à tes fesses

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Image : PAPER MAGAZINE

Jette TOUS tes sous-vêtements tâchés, décousus, trop grands, trop petits, ou dans lesquels tu te sens mal. Maintenant, tout de suite. Et va racheter un jeu de calebards, de slobards 100% coton pas chers chez H&M. On dit qu’il te faut 2 semaines de sous vêtements pour un stock optimal entre lessive et linge propre.

Et oui, être bien dans son slip est LA PREMIERE des choses à faire.

Je le sais, que t’as une culotte fétiche, copine, un boxer que tu kiffes, copain, mais t’inquiète, ils ont fait leur job. Place aux jeunes, place au frais, place au neuf. Ton fondement mérite une attention toute particulière.
Pour info, une conseillère en lingerie m’a donné le meilleur conseil du monde en la matière : toujours prendre un sous vêtement au moins une taille de plus que ta taille de pantalon. Le confort et l’esthétique en plus, point de saucissonnage disgracieux ! Mesdames, si comme moi vous êtes adeptes des ensembles assortis : minimum 3 bas coodronnés au soutif.
Je pousse plus loin, on fait pareil avec les soutien-gorges : un trou dans la dentelle, une armature qui sort, plus aucun bas assorti ? DEHORS ! On se respecte, on fait attention à ce qu’on se met sur le dos en guise d’armure sociale. C’est con, mais ça joue. Vraiment.

ACTION #2 Les doigts de pied en éventail

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On fait pareil avec ses chaussettes et ses chaussures, les amis. 

Les paires non assorties, les chaussettes solos, les trouées c’est POUBELLE  (recyclables, hein, on n’est pas des irresponsables) pareil pour les collants filés, meme si ça ne se voit pas … toi tu le sais que tu portes des guenilles. C’est bon pour le moral, tu crois ? hein ? HEIN?! non, tu n’es ni Cosette, ni Gavroche.

Pareil, tu vas dans les chaînes de prêt à porter pas cher  et tu te prends un jeu de chaussettes de ville, un jeu de chaussettes de sport, un jeu de soquettes qui se barrent dans ta basket. Et ta journée va prendre un tournant plus serein.

Tu le vois ce moment où tu arrives chez des potes et qu’ils enlèvent leurs pompes avant d’entrer au salon ? Et bien, fini les sueurs froides du doigt de pied qui dépasse, du talon nu… Obligé(e) de te ramener pieds nus pour pas te prendre la honte… C’est fini !
Détendu comme un japonais, tu seras ! 

Et vas faire re-semeller tes chaussures fatiguées, pour la peine. On n’est pas des gueux, on se respecte aussi les pieds !

J’ai un truc pour les chaussettes célibataires dans la machine : j’ai dans mon tiroir un pochon dans lequel je fourre toutes mes chaussettes esseulées. En cas de pénurie, je jette le contenu du pochon sur mon lit et je reforme les paires. C’est con mais ça marche mieux que d’avoir des chaussettes solo en vrac dans un tiroir.

 

ACTION #3 Sois reconnaissant(e), un peu

 

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Photo by Jose Silva from Burst

Dans un bloc note à côté de ton lit, force toi à écrire chaque soir 3 choses qui t’on plu, apporté de la joie, ou réconforté(e) . Tu marques la date, puis tes 3 « gratitudes ».

C’est un exercice de débutant en développement personnel qui t’oblige à refaire ta journée écoulée à la recherche de petits (et grands) kifs. 

Ça a le bénéfice immédiat de changer ton regard sur les choses, même par la petite lucarne.  Mieux, quand tu auras passé une vraie journée de merde, tu pourras relire les gratitudes des jours passés et constater que tu trouveras quand même de quoi te satisfaire au sein de la journée pourrie.

Je te donne des exemples de mon bloc note perso : 

Après une journée sympa :

  1. J’ai des proches trop drôle(s), je me suis marrée quand …
  2. J’ai vu un bon film / une bonne série / un excellent documentaire
  3. Je suis fière d’avoir dépassé mes limites au sport (j’ai chargé plus de poids pour mes squats aujourd’hui)

Après une journée de merde :

  1. Je me suis fait plaisir en avalant de la « comfort food » (des pâtes, un burger ou une pâtisserie trop bon(ne)s)
  2. Ma pote X a compris que ça n’allait pas et n’a pas posé de question, elle m’a écoutée. Elle m’a soutenue. Je suis entourée, quand même.
  3. Je me couche, cette journée de merde est finie. Amen.

 

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Voilà, en 3 trucs simples, je suis confortable au sein de mon fondement,  bien dans mes baskets littéralement et j’ai de quoi me coucher pas trop mécontente. Ça change tout. Je me respecte, je ne me laisse pas aller, et j’ai avancé par rapport à hier.

Alors, tu t’y mets ?

Tchuss